15 février 2022
Initiatives et réalisations maskoutaines
87 demi-marathons : mission accomplie!
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

S’étant d’abord donné comme défi de compléter 50 demi-marathons dans son année, le Maskoutain David Boucher (à gauche) en a finalement couru 87. On le voit ici avec l’ultramarathonien Joan Roch, un homme qui l’a inspiré à repousser ses limites. Photo gracieuseté

Courir 87 demi-marathons en une année, c’est le défi personnel qu’a relevé récemment le Maskoutain David Boucher. Un exploit qui représente, à lui seul, plus de 1800 km parcourus à la course à pied.

Affecté comme plusieurs par les aléas de la pandémie, le quarantenaire a décidé au début 2021 de se tourner vers la course à pied, un sport qu’il pratiquait déjà de façon régulière, pour se changer les idées et se dépasser. « Où je travaille, c’était fermé. On était en pleine pandémie. Je me suis dit que je pourrais me donner un défi », raconte-t-il.

Inspiré par les exploits de l’ultramarathonien Joan Roch et d’autres coureurs qu’il suit sur l’application de course Strava, il a voulu lui aussi repousser ses limites. Au départ, ce sont 50 demi-marathons que David Boucher souhaitait compléter dans son année. Cet objectif a rapidement été revu puisqu’au rythme où il progressait, il allait l’atteindre avant même la moitié de l’année. « Pendant les sept premières semaines, je faisais trois demi-marathons par semaine, relate-t-il. Disons que ça m’a beaucoup aidé à atteindre mon objectif. »

L’un de ses amis, qui sait combien il déteste Sidney Crosby, l’a alors défié à la blague de compléter 87 demi-marathons, en référence au numéro que porte le joueur-vedette des Penguins de Pittsburgh. Le défi a été accepté.

Beau temps, mauvais temps, chaud ou froid, David Boucher allait donc courir sa distance de 21,1 km dans les rues de Saint-Hyacinthe. Pour garder son défi vivant, il changeait d’itinéraire régulièrement, explorant les différents secteurs de la ville. Ses courses l’ont aussi amené jusqu’à La Présentation, Saint-Dominique et Saint-Damase. Il a même fait un demi-marathon complet sur une piste d’athlétisme, dont il a dû faire le tour près de… 53 fois!

Ce qu’il y a de particulier dans son cas, c’est que même s’il adore cette distance, jamais il n’ a couru de demi-marathon dans une course officielle. « Les gens me disent souvent que je ferais sans doute encore de meilleurs temps parce que tu veux dépasser les autres qui sont devant toi. Mais si je le fais, c’est parce que je veux me dépasser moi-même », soutient-il.

Comme il préfère courir tôt le matin, pour lancer sa journée, c’est souvent en solo que David Boucher allait faire sa distance. C’était son moment à lui, pour réfléchir, faire le vide et bouger. Quelques autres coureurs se sont néanmoins joints à lui durant l’année, dont le fameux Joan Roch, qui a couru le symbolique 50e demi-marathon avec le Maskoutain. Julien Pinsonneault l’a aussi accompagné une fois, puis son ami qui l’avait défié de se rendre à 87 demi-marathons, Julien Chéhata-Foubert, a parcouru le dernier demi-marathon avec lui.

Malgré un bon départ, la deuxième moitié du défi a toutefois été plus ardue, reconnaît l’homme de 48 ans. « J’avais peur de ne pas réaliser mon défi à la fin. Je commençais à trouver ça difficile parce que j’étais obligé d’y aller », affirme-t-il.

Cela se reflétait aussi dans ses chronos, même si la vitesse n’était pas l’objectif premier de ce défi. « Ce qui me surprend, c’est qu’au début, lors de mes sept premières semaines, je courais toujours [mon demi-marathon] en bas de 1 h 50, même si on était dans la neige, ce qui est un bon temps pour moi. Et dans le dernier mois, je le faisais plus autour de 1 h 55. Je n’étais plus capable de faire mes temps d’avant. La fatigue s’était installée. »

Il se dit toutefois fier d’être allé jusqu’au bout. « Quand je suis allé courir mon dernier demi-marathon, avec mon ami qui m’avait défié, on dirait que je volais sur le dernier 100 m. Même s’il faisait -21 degrés, on dirait qu’il faisait super chaud. On trouvait qu’on était bien. »

En ajoutant les autres distances qu’il a cumulées dans son année, qu’il s’agisse d’un 5 km par ci ou d’un 10 km par là, David Boucher a terminé avec 2460 km au compteur. « Il me manquait seulement 40 km pour atteindre le 2500 km, câline. Ce sera pour un autre défi plus tard », lance-t-il en riant.

 

Maxime Prévost-Durand

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