15 décembre 2021
Abattoir Exceldor de Saint-Damase : les syndiqués obtiennent l’équité
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Les membres de l’exécutif ont accepté l’offre déposée par l’employeur.Photothèque | Le Courrier ©

Alors qu’un écart salarial de 2,15 $ l’heure se creusait entre les deux usines, les membres du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC 1991-P) de l’usine Exceldor de Saint-Damase ont finalement reçu le même règlement salarial qu’à l’usine de Saint-Anselme.

Cette victoire découle d’une série de rencontres avec l’employeur qui a demandé, en 2018, l’ouverture de la convention collective dans le but d’obtenir une paix syndicale afin d’aller de l’avant dans l’éventuelle construction d’une nouvelle usine à Saint-Hyacinthe.

Malgré la convention collective signée entre les deux parties au printemps 2019, un manque à gagner perdurait, selon les syndiqués qui espéraient recevoir un salaire équivalent à celui négocié à l’usine de Saint-Anselme, tel que promis par l’employeur. Après quelques tentatives de relance auprès de l’employeur, les travailleurs ont finalement eu droit au même règlement salarial négocié, il y a quelques mois, à l’usine de Saint-Anselme.

Une rencontre au sommet entre la direction et les membres de l’exécutif syndical a d’ailleurs eu lieu il y a deux semaines afin d’officialiser cette entente ajoutée à la convention collective. À une exception près : les syndiqués de Saint-Damase n’auront pas droit au montant de 10 000 $ versé au REER d’un salarié ayant acquis l’équivalent du facteur 95 en fonction de son âge et de ses années de service.

Somme toute, cette nouvelle fait le bonheur des membres qui se disent satisfaits du récent dénouement. « Malgré la déception liée à la décision pour les retraités, les membres de l’exécutif ont bien accueilli la nouvelle », explique Roxane Larouche, responsable des communications des TUAC.

De son côté, la direction est heureuse d’être arrivée à une entente avec ses travailleurs. « On souhaitait depuis le début bien s’entendre avec nos travailleurs et que tout le monde soit satisfait. On voulait juste prendre le temps de bien faire les choses », affirme Jordan Ouellet, conseiller aux communications et aux relations publiques chez Exceldor.

Bien que les travailleurs se sentaient dans une impasse ces derniers mois, l’employeur soutenait travailler activement à concocter une offre intéressante. « On avait du travail à faire de notre côté pour nous assurer de bien faire les choses. Rappelons que les deux conventions collectives sont très distinctes et que l’on ne pouvait nous permettre de faire un copier-coller. On comprend les travailleurs et leur urgence d’obtenir cette équivalence, mais il fallait prendre notre temps dans le dossier pour arriver avec quelque chose de concret », renchérit M. Ouellet.

En ce qui concerne le montant offert en REER aux plus anciens travailleurs, l’entreprise promet d’évaluer en détail la situation. « C’est vrai qu’il n’a pas eu de compensation pour ça, mais on a offert des alternatives différentes pour arriver à quelque chose d’équitable entre nos usines. C’est certain qu’il va toujours y avoir des gens insatisfaits, mais il faut penser de façon globale pour assurer l’équité dans la grande famille d’Exceldor », conclut M. Ouellet.

 

Sarah Villemaire

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