2 novembre 2021
Dans un club sélect
Bertrand Godin au Temple de la renommée
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Bertrand Godin fait partie de la nouvelle cohorte qui sera intronisée au Temple de la renommée du sport automobile canadien en février 2022.Photothèque| Le Courrier ©

Bertrand Godin au volant de sa voiture #77 sur le circuit Gilles-Villeneuve à l’été 2019.Photo Facebook F1600 Canada

Le nom de Bertrand Godin sera immortalisé aux côtés de celui de son idole Gilles Villeneuve. Le pilote maskoutain, originaire de Sainte-Hélène-de-Bagot, fait partie de la nouvelle cuvée qui sera intronisée au Temple de la renommée du sport automobile canadien, en février, une nomination qu’il reçoit comme « un grand privilège ».

« De savoir que mon nom va être avec ceux de Gilles Villeneuve, de son frère Jacques et de son fils Jacques, mais aussi de pilotes comme Richard Spenard, Patrick Carpentier [aussi intronisé en 2022], Greg Moore, Paul Tracy, Scott Goodyear et Ron Fellows… Ce sont des gens qui m’ont beaucoup influencé à faire du sport automobile. C’est pour moi une très grande reconnaissance », s’exclame-t-il, avec une certaine émotion, lors d’un entretien téléphonique avec le journal.

Un appel qu’il n’attendait pas

La nouvelle lui a été annoncée par téléphone pendant qu’il se trouvait à l’épicerie. « Chaque fois que je vois un numéro de Toronto, je me dis “Bon, encore un vendeur de cossins”, mais j’ai pris une chance de répondre et c’était le Temple de la renommée. Disons que les céréales ont passé deuxièmes! »

Actif dans le paysage de la course automobile depuis plus de 30 ans, Bertrand Godin est toujours animé de cette même passion pour ce sport qu’il aime tant. « C’est sûr qu’on aime ça être reconnu, mais quand j’étais jeune, tout ce que je voulais faire, c’est du sport automobile et ce l’est encore malgré mes 53 ans. Quand j’étais jeune, je rêvais de gagner des courses. J’étais avec ma petite brouette dans la cour d’école à Sainte-Hélène-de-Bagot et je m’imaginais gagner les 24 heures du Mans, le Grand Prix de Monaco ou le Grand Prix du Canada, se remémore-t-il. Et encore à ce jour, je rêve toujours de rembarquer derrière un volant et de pousser une voiture à ses limites et d’essayer de me dépasser. »

Au fil de sa carrière, le pilote maskoutain a connu plusieurs beaux succès même si son parcours a été sinueux. Sa détermination et sa passion pour le sport, jumelées à un talent évident, lui ont toutefois permis de tracer son propre chemin. Un chemin qui sera maintenant éternellement reconnu.

« Je ne suis pas le pilote qui a gagné des championnats ou qui a gagné énormément de courses. Je suis même un des pilotes qui a fait le moins de courses et le moins de saisons parmi tous ceux qui sont intronisés, fait-il remarquer. On a fait ce qu’on a pu avec ce qu’on avait. J’ai été choyé d’avoir des amis qui m’ont supporté et qui ont cru en moi. »

Il espère d’ailleurs pouvoir vivre la cérémonie de son intronisation en compagnie des membres de sa famille, entre autres, si les normes sanitaires permettent leur présence.

Le gala se tiendra à l’occasion du Salon international de l’auto de Toronto.

Maxime Prévost-Durand

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