19 juillet 2022
Des équipes de hockey 100 % féminines
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Sur la photo, la présidente de l’Association de hockey féminin du Richelieu, Stéphanie Lévesque, est entourée de Jean-Yves Rhéaume, président de l’Association de hockey mineur de la Vallée-du-Richelieu, et de Bruno Adam, président de l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

Des efforts sont déployés pour que le hockey féminin soit mieux représenté à Saint-Hyacinthe, et ce, dès la saison prochaine. L’Association de hockey féminin du Richelieu tente une percée dans la région maskoutaine en vue de former des équipes récréatives strictement féminines.

Au cours de la dernière saison, une joueuse de hockey de Saint-Hyacinthe devait se tourner vers le secteur de Sainte-Julie si elle souhaitait faire partie d’une équipe féminine récréative. Sinon, elle devait s’aligner avec les garçons à Saint-Hyacinthe. Mais cela est appelé à changer.

Consciente de cette situation, l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe (AHMSH) a ouvert la porte à l’Association de hockey féminin du Richelieu pour qu’elle contribue au développement d’équipes féminines récréatives dans la région maskoutaine. Tout près, la nouvelle Association de hockey mineur de la Vallée-du-Richelieu, qui regroupe notamment les territoires de Beloeil et de Mont-Saint-Hilaire, collabore également à l’implantation d’équipes féminines pour ce secteur qui n’était toujours pas desservi. « Ce que les gens ont en tête, c’est que c’est loin [jouer au hockey féminin], a évoqué la présidente de l’Association de hockey féminin du Richelieu, Stéphanie Lévesque, lors d’une rencontre d’information organisée à Saint-Hyacinthe le 7 juin. Mais si on a assez de filles inscrites dans la région, ça peut devenir moins loin. Plus on grandit le bassin, plus on réduit la distance. »

Une quinzaine de personnes ont assisté à cette rencontre d’information, qui avait été initiée par l’AHMSH. « À Longueuil et à Saint-Hubert, on avait fait une réunion comme celle-là et il n’y avait que trois personnes, mais on avait quand même réussi à créer des équipes M9 et M11, donc quand je vois autant de monde dans la salle, je me dis que c’est prometteur », a souligné Mme Lévesque, encouragée par l’intérêt qu’il semble y avoir pour le hockey féminin dans la région.

L’Association de hockey féminin du Richelieu dessert autant le volet récréatif, de la classe M7 à junior, avec ses équipes des Félines (Lionnes, Pumas, Panthères, etc.) que le volet compétitif et élite, pour les classes M13 à M18, avec le programme des Remparts du Richelieu. Le projet de développement en sol maskoutain vise l’implantation d’équipes récréatives.

Parmi les options considérées pour la prochaine saison, il serait possible, entre autres, de regrouper des joueuses provenant des associations de Saint-Hyacinthe et de la Vallée-du-Richelieu afin de maximiser les chances de former des équipes féminines dans la région maskoutaine élargie. Celles-ci affronteraient principalement d’autres équipes de la Montérégie. « C’est un projet qui nous tient à cœur en tant qu’association de développer le hockey féminin, a souligné le président de l’AHMSH, Bruno Adam. S’il n’y avait pas eu la pandémie, ça se serait fait avant. »

L’objectif en développant des équipes féminines est certes de permettre aux jeunes filles de jouer entre elles, mais aussi d’ augmenter le taux de rétention chez les filles. Celles-ci délaissent souvent le sport lorsqu’elles arrivent dans la classe M15 en raison de l’écart qui se creuse dans le développement physique entre les garçons et les filles, a pu observer M. Adam. L’an dernier, près d’une quarantaine de jeunes filles du territoire de l’AHMSH ont joué au hockey. Seulement une douzaine d’entre elles ont bravé la distance pour évoluer avec des équipes féminines, tandis que les autres ont joué avec les garçons à Saint-Hyacinthe.

Maxime Prévost-Durand

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