16 avril 2019
Initiatives et réalisations maskoutaines
Deux médailles pour Andréanne
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Andréanne Patry-Landry a profité au maximum de sa première expérience aux Jeux mondiaux des Olympiques spéciaux en remportant deux médailles, l’une en individuel et l’autre au relais. Photothèque | Le Courrier ©

Après s’être illustrée sur la scène provinciale et nationale depuis deux ans, la nageuse Andréanne Patry-Landry a fait sa marque sur la scène internationale en mars en participant à ses tout premiers Jeux mondiaux des Olympiques spéciaux, aux Émirats Arabes Unis. Qui plus est, la Maskoutaine de 32 ans est revenue de cette expérience grandiose avec deux médailles, les deux plus importantes qu’il lui ait été donné de porter à son cou.

Avec plus de 7500 athlètes provenant de 190 pays, répertoriés dans 24 sports, ce rendez-vous est présenté comme « le plus grand événement humanitaire et sportif sur la planète ». Le mouvement des Olympiques spéciaux permet aux athlètes vivant avec une déficience intellectuelle de se dépasser dans leur sport tout en se mesurant à d’autres personnes vivant la même réalité qu’eux. « C’est l’étape ultime, il n’y a rien de plus gros, confie Andréanne, en entrevue. C’est comme les Jeux olympiques. »

C’est aux Ateliers Transition, où elle travaille, que nous avons rencontré la nageuse du Club de natation de Saint-Hyacinthe. À notre arrivée, elle portait déjà fièrement ses médailles. Il y en a une d’argent remportée en individuel au 400 m libre, puis une d’or récoltée au relais 4 x 50 m libre. À cela s’ajoute un ruban pour sa 4e place au 800 m libre.

« Je suis quand même forte sur les longues distances, dit-elle avec le sourire en parlant de sa médaille acquise à sa distance favorite, le 400 m libre. Je suis capable de faire des 50 m et des 100 m, mais ce n’est pas ce que je préfère. » Sa force réside surtout dans le fait de bien gérer ses efforts, estime-t-elle. « Je sais que, si je fais un 400 m, je ne dois pas partir trop vite si je ne veux pas manquer d’énergie. »

Même si elle préfère les longues distances, Andréanne a eu la surprise d’être inscrite au 800 m, une distance qu’elle n’avait jamais parcourue en compétition jusque-là. « Ce n’est pas une distance qui se nage aux Olympiques spéciaux du Québec et du Canada », soutient-elle.

Si elle a pu participer aux Jeux mondiaux des Olympiques spéciaux, c’est en raison de son brio un an plus tôt au championnat national. À cette compétition, disputée en Nouvelle-Écosse, Andréanne avait raflé cinq médailles, soit deux d’or et trois d’argent, ce qui lui avait valu une place au sein de l’équipe canadienne.

Des mois de préparation, ponctués de deux camps d’entraînement à Toronto et à Calgary, ont suivi sa sélection, mais ce sont surtout plusieurs années d’efforts et de passion pour la nage qui ont été récompensées à travers cette expérience.

« J’ai commencé à nager vers l’âge de 10 ans avec le club de natation », se souvient Andréanne lorsqu’on lui demande de retracer son parcours. Jusqu’à l’âge de 18 ans, elle a participé aux compétitions génériques, les mêmes que tous les autres nageurs du club, à la différence qu’elle se mesurait à des athlètes beaucoup plus jeunes qu’elle.
Au fil du temps, cette réalité l’a amenée à mettre en veilleuse sa participation aux compétitions. Après une courte pause, elle a intégré le circuit OSQ (Olympiques spéciaux du Québec), où elle a trouvé une nouvelle motivation pour poursuivre la natation.

Encore fébrile de son expérience aux Jeux mondiaux, Andréanne voit grand pour la suite des choses. « Les prochains Jeux auront lieu en 2023 en Allemagne. Si je suis capable, j’aimerais y retourner », lance-t-elle sans hésitation. D’ici là, elle participera au Défi sportif AlterGo, la prochaine compétition à son horaire, à Montréal, en mai.

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