1 avril 2025 - 05:00
Fédéral : les électeurs voteront le 28 avril
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région
Des pancartes électorales ont déjà fait leur apparition dans le paysage maskoutain. Photothèque | Le Courrier ©

Des pancartes électorales ont déjà fait leur apparition dans le paysage maskoutain. Photothèque | Le Courrier ©

On s’y attendait depuis un moment. C’est maintenant chose faite. Le premier ministre Mark Carney a officiellement déclenché des élections, le 23 mars. Le scrutin prévu le 28 avril sera la 45e élection fédérale au Canada.

Dans la circonspection nouvellement renommée de Saint-Hyacinthe–Bagot–Acton, des pancartes électorales aux couleurs du Bloc québécois, du Parti conservateur et du Parti libéral ont timidement fait leur apparition dans le paysage depuis une semaine.

Le député sortant, le bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay, en poste depuis 2019, sollicitera un troisième mandat à la tête de la circonscription. Pour l’instant, il fera face à la candidate libérale Mélanie Bédard, conseillère municipale à Saint- Hyacinthe, au conservateur Gaëtan Deschênes et au porte-couleurs du Parti populaire du Canada, Sylvain Pariseau, qui s’était également présenté en 2021. Au moment d’écrire ces lignes, on ignore toujours qui sera le candidat néodémocrate dans la circonscription pour les prochaines élections.

Aux dernières élections, M. Savard-Tremblay l’avait facilement emporté en récoltant 47,45 % des suffrages, loin devant sa plus proche rivale, la libérale Caroline-Joan Boucher (22,68 %). Le conservateur André Lepage (13,51 %), la néodémocrate Brigitte Sansoucy (11,63 %), Sylvain Pariseau du Parti populaire du Canada (2,72 %) et Sébastien Desaultels du Parti Libre Canada (1,99 %) avaient alors fermé la marche.

À l’échelle nationale, tout est encore possible à cette heure même si les libéraux semblent avoir le vent dans les voiles ces dernières semaines. La guerre commerciale avec les États-Unis et l’arrivée de Mark Carney à la tête des troupes libérales sont venues complètement bouleverser le paysage politique canadien, auparavant largement dominé dans les sondages par le chef conservateur, Pierre Poilievre.

Selon un récent coup de sonde de la firme Angus Reid, les libéraux ont désormais le soutien de 42 % des électeurs canadiens, contre 37 % pour les conservateurs. Si la tendance devait se maintenir, les libéraux formeraient ainsi un gouvernement majoritaire à l’issue du scrutin. Il s’agit d’un changement de cap radical pour Parti libéral du Canada (PLC), qui, jusqu’en décembre à peine, tirait de l’arrière par 29 points face aux conservateurs. Au Québec, le Bloc québécois d’Yves-François Blanchet, qui, à l’automne, pouvait virtuellement aspirer à former la prochaine opposition officielle à Ottawa, a également souffert de la remontée des libéraux dans les sondages et glisse en seconde place des intentions des votes avec 32 % d’appuis (8 % au Canada), derrière la troupe de Mark Carney à 39 %.

Mais celui qui se retrouve dans la position la plus précaire en ce début de campagne est le chef néodémocrate Jagmeet Singh. Il y a à peine six mois, le Nouveau parti démocratique (NPD) flirtait avec les 21 % des intentions de vote. Il a vu sa cote de popularité plonger à 9 %. La campagne électorale s’annonce très difficile pour le NPD qui peine à faire sa place dans le bras de fer entre libéraux et conservateurs.

Pour la quasi-totalité des observateurs, la question de l’urne consiste à savoir quel candidat sera en mesure de convaincre la population qu’il est l’homme de la situation pour naviguer dans la guerre commerciale contre les États-Unis et tenir tête au président américain Donald Trump.

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