26 octobre 2021
Initiatives et réalisations maskoutaines
ProCheer : un nouveau toit permanent
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Sur la photo, on aperçoit à l’avant la directrice générale de ProCheer, Jessika Gardner, entourée de certains acteurs qui ont permis l’acquisition de son nouveau local, dont le directeur du développement commercial de Saint-Hyacinthe Technopole, Sylvain Gervais, le président du conseil d’administration de ProCheer, Mario Gardner, et le courtier immobilier Rémy Blais.Photothèque | Le Courrier ©

Après en avoir rêvé depuis des années, le club de cheerleading maskoutain ProCheer s’offre enfin son propre local où il pourra tenir ses activités comme bon lui semble. Sa directrice générale Jessika Gardner a annoncé avoir fait l’acquisition d’un terrain commercial adjacent au parc Les Salines en vue d’en faire un grand centre sportif.

Le club s’est déjà installé dans le garage qui s’y trouve et a commencé à y tenir ses activités au cours des dernières semaines. Un plancher de cheerleading et une section de tumbling sur trampoline ont été aménagés dans ce local, qui a déjà pris les couleurs de ProCheer. Des bannières et des trophées remportés par le club ces dernières années y sont fièrement affichés, puis une grande banderole avec le logo du club et la mention « Believe in your dream » a été accrochée à un grand mur. « Quand on croit en ses rêves, on peut réussir à atteindre nos objectifs, s’est exclamée avec fierté Jessika Gardner en référence à cette phrase de motivation. Je ne dis pas que c’est facile ou que ça se réalise juste comme ça, mais il faut toujours avoir espoir. »

Installé au Pavillon Soleno de 2017 à 2020, le club ProCheer avait dû se lancer à la recherche d’un nouvel endroit après que son bail n’eut pas été reconduit par Espace Saint-Hyacinthe, propriétaire de l’endroit. « De juin 2020 à juillet 2021, on a cherché un nouveau local », a lancé la DG de ProCheer.

L’an dernier, le club Gymnaska-Voltigeurs avait donné un coup de main à ProCheer en lui ouvrant les portes de son espace au Complexe multisports C.-A.-Gauvin pour lui permettre de poursuivre les activités de sa concentration sportive avec l’école Fadette. « Ce sont les seuls qui ont accepté de nous aider. Je leur serai éternellement reconnaissante parce que, grâce à eux, on n’a pas fermé nos portes pendant l’année 2020 », a tenu à souligner Jessika Gardner.

Épaulée par Saint-Hyacinthe Technopole et le courtier immobilier Rémy Blais dans ses démarches pour trouver un nouveau local, Jessika Gardner a visité plusieurs sites sans succès avant que les astres s’alignent. « Soit les négociations ne fonctionnaient pas, soit ce n’était pas un bon site pour nous ou la réglementation ne permettait pas nos activités », énumère-t-elle, se disant soulagée d’avoir finalement réussi à trouver un endroit pour poursuivre ses activités, quelques semaines seulement avant le début de la nouvelle saison.

Pour permettre à ProCheer d’avoir son propre local permanent, Jessika Gardner a dû mettre sur pied une compagnie de gestion, BG2 Sport, dans laquelle elle est appuyée par son conjoint Vincent Bilodeau, sa belle-sœur Jessy Bissonnette et son frère Keven Gardner. L’acquisition du site, au coût de 520 500 $, a été rendue possible grâce à un investissement personnel et un don de ProCheer.

Un projet d’envergure

Présentement, le terrain commercial acquis par BG2 Sport comprend un garage, où le club s’est installé pour la prochaine saison, et une maison. Mais tout est appelé à être démoli dans un avenir rapproché afin de construire un grand centre sportif, où on retrouverait différents services professionnels en kinésiologie, kinésithérapie et nutrition, en plus de la zone réservée pour le cheerleading. Des espaces seraient aussi loués pour l’implantation d’un centre de golf intérieur et de crossfit, notamment.

« La prochaine saison de cheerleading va se tenir dans le local actuel, mais l’objectif, c’est de tout mettre à terre et de repartir à neuf », a indiqué Jessika Gardner, ajoutant que les travaux d’aménagement s’échelonneront jusqu’en 2024 selon les plans actuels.

« Le financement n’est pas finalisé à 100 % encore. On a des options A, B et C selon le financement qu’on réussira à obtenir », a-t-elle poursuivi, se disant ouverte à faire affaire avec des investisseurs privés ou publics. Elle travaille également avec Femmessor et Futurpreneur pour concrétiser ce projet.

Maxime Prévost-Durand

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