15 février 2022
La Croix-Rouge a quitté l’Hôtel-Dieu
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Une vingtaine d’aides de service de la Croix-Rouge a été envoyée en renfort du côté de l’Hôtel-Dieu à la mi-janvier en l’absence de nombreux employés retirés en raison de la COVID-19. Photo Le Tour de l’Est

Des équipes de la Croix-Rouge ont à nouveau été déployées au Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe à la mi-janvier pour pallier l’absence de nombreux employés positifs à la COVID-19 ou placés en isolement. Un air de déjà-vu pour le CHSLD maskoutain.

Depuis le début de l’année, un total de 57 employés de différents corps d’emplois se sont absentés en raison de la COVID-19, a indiqué le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est. Au même moment, plusieurs résidents étaient aussi positifs à la COVID-19.

Devant des effectifs réduits et des services sur le point d’être compromis, la Croix-Rouge a accepté d’aller prêter main-forte aux employés de l’Hôtel-Dieu. Deux équipes de dix aides de service ont été présentes du 17 janvier au 6 février.

« En plus de faire souffler nos équipes sur le terrain, l’aide fournie par la Croix-Rouge a permis de prévenir un bris de service potentiel et de maintenir des soins et des services de qualité auprès de nos résidents, comme des activités de loisirs adaptées pour éviter le déconditionnement physique et psychologique et de l’aide pendant la période des repas », explique Marianne Paquette, conseillère en relations médias du CISSS de la Montérégie-Est.

Ce n’est pas la première fois que la Croix-Rouge offre son aide à l’Hôtel-Dieu depuis le début de la pandémie. Elle avait notamment passé un mois au centre d’hébergement de la rue Dessaulles durant tout le mois de janvier 2021.

Deux semaines après l’arrivée de la Croix-Rouge, plusieurs employés de l’Hôtel-Dieu avaient déjà pu réintégrer les rangs, si bien que les services de la Croix-Rouge n’ont plus été requis à partir du 6 février, même si un mandat de quatre semaines était d’abord prévu.

Sans surprise, la situation des dernières semaines a également mené à une mobilisation du personnel. « Les employés qui, sur une base volontaire et de façon temporaire, ont rehaussé leur poste à temps partiel à un temps complet, ainsi que les incitatifs financiers mis en place par le gouvernement ont aidé à faire face aux enjeux d’urgence de disponibilité de main-d’œuvre », poursuit Mme Paquette.

De plus, il y a eu du mouvement de personnel dans les établissements du CISSS de la Montérégie-Est au cours de cette période, reconnaît-elle. « Bon nombre d’employés ont été amenés à se déplacer d’un établissement à l’autre afin de prêter main-forte aux installations les plus dans le besoin », souligne-t-elle.

Le taux d’absentéisme a été à son paroxysme le 5 janvier au sein du Réseau local de santé Richelieu-Yamaska, une sous-région du territoire du CISSS de la Montérégie-Est qui s’étend de Beloeil à Acton Vale en passant par Saint-Hyacinthe. Pas moins de 291 employés du milieu de la santé étaient absents à cette date.

 

Maxime Prévost-Durand

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