9 novembre 2021
L’UPA Montérégie à la défense du territoire
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

La protection du territoire agricole était à l’honneur lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Photo gracieuseté

Quelque 75 délégués, réunis en personne à La Prairie, ont assisté à l’assemblée générale annuelle de l’UPA Montérégie qui s’est déroulée sous le thème « Mangeons local plus que jamais! ». Le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Jérémie Letellier, a partagé avec les membres les enjeux et les défis qui animeront la fédération régionale au cours des prochains mois.

M. Letellier a insisté sur l’importance d’une union forte, mobilisée et solidaire pour faire face aux nombreux défis qui entourent l’agriculture en Montérégie. « Que ce soient les changements climatiques, la pression sur notre territoire ou le manque de main-d’œuvre, nous faisons face à des tendances lourdes de conséquences tant pour nos familles que pour nos entreprises, et plus largement pour notre société. Oui, notre action collective est importante! Nous pouvons faire face aux défis et aux risques et nous devons travailler pour que notre vision d’une agriculture pérenne composée d’entreprises prospères se concrétise », a-t-il souligné.

Protection du territoire agricole

Pour le président de l’UPA Montérégie, la lutte pour la protection du territoire agricole demeure une priorité incontournable et sera au cœur de l’action syndicale au cours des mois à venir. « Les récentes décisions concernant Google à Beauharnois et Exceldor à Saint-Hyacinthe n’ont rien pour nous rassurer. On constate que notre rôle de chien de garde est plus important que jamais. Gruger le territoire agricole de la Montérégie au nom du développement économique est un pari perdant. Le gouvernement doit, à tout prix, protéger cette richesse collective limitée, non renouvelable et essentielle à la société québécoise. Aussi, il est impératif d’assurer le maintien des activités agricoles. Il n’y a pas de solutions faciles. C’est un enjeu qui implique notamment des notions de fiscalité municipale, d’aménagement du territoire et de cohabitation. La seule certitude, c’est que le saccage en continu des terres agricoles mène ultimement à un cul-de-sac dévastateur dont nos descendants feront les frais. »

Défis agroenvironnementaux

Le développement durable de l’agriculture pour assurer la résilience des entreprises aux changements climatiques, c’est l’engagement de la fédération régionale envers les générations futures. Mais les défis sont nombreux. M. Letellier a mis en lumière un de ces défis : les risques de pénurie d’eau, le rationnement de l’eau potable.

« Considérant l’augmentation de la population – particulièrement en Montérégie -, les conflits d’usages entre les agriculteurs et les municipalités, dont les besoins résidentiels, industriels et institutionnels sont également en croissance, risquent de se multiplier. Imaginez les risques que la pénurie d’eau représente pour nos entreprises. Les besoins en eau des productrices et producteurs agricoles sont non seulement importants, mais ils sont essentiels. Pas seulement pour assurer le fonctionnement de nos entreprises, mais également au niveau sociétal pour atteindre nos objectifs d’autonomie alimentaire. »

Pendant la journée, les productrices et les producteurs agricoles ont débattu de plusieurs dossiers relatifs à la fiscalité, l’environnement et l’aménagement. Les échanges ont permis de prioriser les résolutions qui seront portées devant la Confédération lors du prochain congrès général. En cette période d’élections municipales, la résolution portant sur l’encadrement des interventions du monde municipal a été adoptée à l’unanimité.

Par cette résolution, il est statué que « l’UPA Montérégie et la Confédération feront les représentations nécessaires afin que soient établies des règles permettant d’encadrer les interventions du monde municipal en milieu agricole afin de maintenir une uniformité des normes à l’échelle provinciale et d’éviter l’adoption de restrictions plus sévères que les normes provinciales et fédérales ».

Le président sortant de la Confédération, Marcel Groleau, s’est adressé à l’assemblée et a fait valoir que « la Fédération de l’UPA de la Montérégie est une fédération phare », dont les actions et les prises de position ont un impact réel sur la Confédération.

Conscient de la pression que subit le territoire agricole de la Montérégie, M. Groleau a souligné l’importance du rôle de l’UPA Montérégie. « Ici, en Montérégie, vous êtes le chien de garde de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles! », s’est-il exclamé.

L’UPA Montérégie compte 33 administrateurs et regroupe 15 syndicats locaux et 25 syndicats spécialisés. Les 6880 fermes de sa région génèrent à elles seules 30 % du produit intérieur brut agricole québécois et 25 % des emplois agricoles au Québec. Par son leadership, la fédération contribue activement à la pérennité de l’agriculture et à la prospérité de tous les productrices et producteurs agricoles de son territoire dans un contexte de développement durable.

Pour consulter le rapport annuel 2020-2021 et connaître les réalisations de la Fédération de l’UPA de la Montérégie : www.upamonteregie.ca.

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