19 juillet 2022
Pré-Fab construit sur du solide
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

David Giraldeau, architecte associé et cofondateur chez Para-Sol était aux côtés du président de Bâtiment Pré-Fab, Benoit Gingras, pour le lancement du Refuge S560. Photothèque | Le Courrier ©

Un nouveau joueur dans le domaine de la construction a récemment fait son apparition à Saint-Hyacinthe. L’entreprise Bâtiment Pré-Fab vient d’inaugurer ses nouvelles installations dans le parc industriel Théo-Phénix afin de poursuivre sa lancée, notamment dans le domaine d’ensembles de bâtiments préfabriqués.

L’heure est à l’innovation pour l’entreprise originaire de Beloeil qui célèbre ses 15 ans d’activités cette année. À la tête de la direction, Benoit Gingras suit de près la tendance dans le domaine immobilier en offrant différentes alternatives aux potentiels acheteurs prêts à assembler leur projet. « Le domaine de la construction résidentielle évolue et on veut être prêts à répondre à cette demande. Notre offre de kit d’assemblage diffère des autres modèles qu’on voit sur le marché. Il faut comprendre que notre service propose un ensemble de matériaux sur mesure et prêt à assembler comprenant des panneaux de mur, de revêtement, de portes et de fenêtres ainsi que d’isolation », précise le président de cette bannière.

Passant des maisons aux solariums sans oublier les garages, l’entreprise s’est investie depuis quelque temps dans les murs préassemblés destinés aux différents produits commercialisés. Cette expansion a d’ailleurs permis la création d’une dizaine de nouveaux emplois à l’usine de Saint-Hyacinthe.

Souhaitant bonifier son offre, la production vient de mettre sur le marché un nouveau modèle de maison écoénergétique à assembler. Le Refuge S560 est une habitation de 560 pieds carrés conçue par la firme d’architectes Para-Sol, en collaboration avec l’équipe de Bâtiment Pré-Fab.

Cette réalisation est le huitième modèle d’habitation écoénergétique commercialisée par l’entreprise. Avec ce modèle, la direction souhaite attirer une nouvelle clientèle à la recherche d’un nouveau logis à la fois accueillant et abordable. « Le coût des maisons et des terrains est tellement élevé ces temps-ci qu’on veut offrir une alternative aux premiers acheteurs ou à des personnes qui souhaitent s’acheter un chalet. Pour un projet clés en main comprenant toute la finition, mis à part le terrain, le futur acheteur doit s’attendre à débourser environ 250 000 $ », renchérit Benoit Gingras.

Les entrepreneurs en construction résidentielle ne manqueront pas d’ouvrage durant les prochains mois, selon le président de Bâtiment Pré-Fab. Le carnet de commandes est d’ailleurs bien rempli pour l’entreprise qui affiche presque complet pour cette année. La pénurie de main-d’œuvre et de matériaux vient par contre accentuer le délai d’attente sur plusieurs projets de construction neuve et de rénovation.

« Les gens ne comprennent pas toujours que lorsque tu te bâtis de quoi, il te faut toute sorte de permis. Avec la pandémie, la réception de ces permis se fait attendre pendant des mois. De notre côté, on est capables de livrer l’ensemble du bâtiment en trois ou quatre mois, alors qu’il y a quelques années, on pouvait livrer nos kits d’assemblage en quatre semaines », souligne-t-il.

D’ailleurs, ce dernier croit que la demande pourrait s’estomper au cours des prochaines années. « Avec les taux d’intérêt et le coût de la vie qui augmentent, je crois que certaines personnes vont se retrouver au pied du mur. Heureusement, notre champ de compétence est diversifié », conclut Benoit Gingras.

Sarah Villemaire

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