28 mai 2019
Capsule parents
Protégez les enfants des abus sexuels… (partie 2)
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Lors de la dernière Capsule-Parents, il était question de la réalité des abus sexuels chez le jeune enfant et de la pertinence de bien l’outiller afin que ce dernier puisse reconnaître et dénoncer une telle situation.

Pour faire suite, nous voulons inviter les parents à se responsabiliser et à développer leur vigilance; cela ne signifie pas de surréagir, d’angoisser ou de suspecter des menaces constamment! Être vigilant est la capacité de veiller sur l’autre, de s’assurer que son enfant soit adéquatement entouré, de s’intéresser à son développement et d’investiguer s’il y a une situation suspicieuse.

À l’école, chez un ami ou lors d’une activité, l’enfant est fréquemment entouré de personnes « plus ou moins proches » de lui. Lorsque nous savons que près de 97 % des enfants victimes d’agression sexuelle connaissent leur agresseur (Santé publique du Québec 2008), il est évident que les risques sont présents. D’où l’importance de s’assurer que les enfants soient entourés de personnes saines!

De façon générale, permettez-vous de questionner; informez-vous sur la personne qui gardera ou s’occupera de votre enfant, demandez des références ou s’il y a lieu une vérification d’antécédents criminels (c’est votre droit). S’il va dormir chez un ami, accompagnez-le, faites connaissance avec les autres parents, vérifiez comment la soirée se passera (où il dormira, avec qui, etc.) et nommez vos limites (pas de bain, etc.). Si votre enfant va passer quelques jours hors de la maison, vous êtes en droit de savoir qui sera présent et si vous ressentez un malaise face à une personne, intervenez en ce sens.

Ensuite, il importe de s’intéresser au développement de son enfant. Cela signifie lui porter de l’intérêt et être alerte face à un changement anormal ou une réaction inhabituelle (faire des crises soudaines, uriner dans son lit (énurésie nocturne), s’isoler, perdre l’intérêt qu’il portait face à une activité, etc.). Si votre enfant a des comportements qui ne lui ressemblent pas ou semble perturbé, essayez de voir s’il n’y a pas un lien à faire avec un événement ou une personne en particulier.

Prenez ensuite le temps de discuter avec votre enfant. Soyez à l’écoute et allez chercher de l’aide professionnelle au besoin (CAVAS, CLSC, médecin, etc.). Il se peut aussi que l’enfant vive une situation particulière qui ne soit pas en lien avec une agression, comme une chicane entre amis, de l’intimidation, un malaise face à une nouvelle personne, des difficultés scolaires, etc. Même si l’agression sexuelle n’est pas en cause, la responsabilité du parent demeure et ce dernier doit aider son enfant à régler la situation problématique, si possible. S’il y a présence de réactions inhabituelles chez votre enfant, prenez cela au sérieux, questionnez les personnes impliquées et essayez de voir quelle en est la cause.

Intéressez-vous, impliquez-vous et soyez présent dans la vie de votre enfant, c’est le meilleur moyen pour le protéger! Et si un abus survient, soyez aidant et soutenant. N’oubliez pas qu’une personne victime d’abus sexuel n’est jamais responsable des gestes commis. En tout temps, il vous est possible de contacter le CAVAS, centre d’aide pour victimes d’agression sexuelle et leurs proches au 450 778-9992 pour des services d’aide, d’écoute ou de référence.

Les capsules-parents sont sous la responsabilité de la Table de concertation Jeunesse. Cependant, le contenu des articles n’engage que l’organisme qui en est l’auteur.

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