26 avril 2022
Sensibilisation au trouble du spectre de l’autisme
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

En avril, l’autisme ou le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est à l’honneur. Cette période est consacrée à la sensibilisation de la population à la réalité de ces personnes ayant à vivre avec des différences parfois invisibles, mais souvent épuisantes.

Ces individus peuvent effectivement ne pas avoir « l’air autiste » puisque trop souvent ils travaillent très fort pour camoufler leurs particularités. En fait, l’autisme a une multitude de visages.

Un TSA est une neurodivergence qui se caractérise par des problèmes de communication, des difficultés dans les interactions sociales et la présence de comportements répétitifs ainsi que des activités ou des intérêts restreints.

Avant 2013, le TSA avait plutôt les trois appellations distinctives suivantes : « syndrome d’Asperger », « TED » (trouble envahissant du développement) et « TEDNS » (trouble envahissant du développement non spécifié). On comprend donc que le degré d’atteinte, ou plutôt le degré de soutien externe nécessaire, peut énormément varier d’une personne à l’autre. Tandis que certaines sont verbales, d’autres ne le sont pas du tout; la plupart ont des difficultés avec les interactions sociales, d’autres moins. Il y a l’hypo et l’hypersensibilité, les difficultés variables au contact visuel, etc.

Aussi, beaucoup d’autistes sont soit camouflés par une douance ou ont des comorbidités qui peuvent complexifier le diagnostic. Parmi celles-ci : déficience intellectuelle, trouble anxieux, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, trouble dépressif, etc. Bien entendu, il est encore plus difficile de s’intégrer dans une société quand on ignore en quoi on est différent des autres.

La gamme de symptômes étant ainsi très large, imaginez les multiples combinaisons possibles; elles sont infinies et ça rend chaque personne unique et le diagnostic d’autant plus ardu. Il devient donc vraiment important de comprendre que chaque individu a des besoins qui lui sont propres et auxquels son entourage doit pouvoir s’adapter.

Les temps changent toutefois; les connaissances et la compréhension dans les sphères scientifiques s’étendent. Les spécialistes, en équipe multidisciplinaire, sont de plus en plus en mesure de déceler l’autisme. Ça donne même l’impression qu’il y a une augmentation de ces personnes au sein de notre société. Tranquillement, nous tendons aussi vers une meilleure compréhension du TSA en passant par les témoignages des principaux concernés. Le spectre devient moins flou vu de l’intérieur.

Quoi qu’il en soit, il reste bien de la sensibilisation à faire pour mieux comprendre et s’adapter aux personnes autistes. Parce que justement, elles ont à vivre avec cette neuroatypie. Ce n’est pas une maladie dont elles pourront guérir. Quand on sait que plusieurs n’ont pas de diagnostic, il devient encore plus important de faire tomber les préjugés et de s’ouvrir à la différence pour que notre monde soit plus inclusif. Pour que tout être humain ait accès à une vie agréable, sans discrimination.

Allons ensemble vers ce monde d’inclusion, chacun peut faire sa part!

Julie Gosselin, responsable de la vie associative et des communications
Parrainage civique des MRC d’Acton et des Maskoutains

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