21 juin 2022
Un jardin en Émergence
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Les étudiants du programme PCHO de l’ITAQ ont dévoilé le jardin Émergence ainsi que l’ornement d’accueil le 13 mai. Photothèque| Le Courrier ©

La façade de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) du campus de Saint-Hyacinthe a récemment fait peau neuve. Les finissants du Programme de paysage et commercialisation en horticulture ornementale (PCHO) ont mis la main à la terre afin de concevoir les nouveaux aménagements extérieurs de l’entrée principale de la bâtisse.

C’est devant leur famille et quelques amis que les finissants de ce programme ont inauguré le jardin Émergence marquant ainsi la fin de leur parcours après trois années d’études. Au fil des dernières semaines, les dix étudiants, accompagnés d’enseignants et de technologues, ont eu comme mandat d’assurer la transformation de cet espace inutilisé depuis quelque temps, tout en revigorant l’image de l’Institut. Plus grand que nature, ce jardin encourage la biodiversité et les matériaux innovateurs grâce à une conception moderne bordée d’une riche végétation.

L’espace est divisé en quatre secteurs distincts, soit un muret en L, un muret en U, un banc en arche et un sentier en pavés menant les visiteurs vers la porte principale. Le tout est orné de nombreux végétaux spécialement choisis par les étudiants. Mentionnons que le concept du supra-recyclage a été appliqué dans ce projet. Il permet de revaloriser des objets qui ont perdu l’intérêt de son concepteur pour diminuer la consommation de nouveaux produits.

Le concept de jardin-école a refait surface pour une 15e année au grand bonheur des étudiants et de la direction. « Notre mission en tant qu’institution d’enseignement est de cultiver et d’apprendre sur le vivant. Je vois clairement une cohérence entre ce qui est enseigné et la finalité de ce projet », a tenu à souligner Aisha Issa, directrice générale de l’ITAQ.

Cette approche pédagogique permet aux étudiants de consolider leurs savoirs et de mettre en pratique les techniques de travail acquises tout au long de leur parcours scolaire en compagnie de professionnels œuvrant dans l’industrie horticole. Fiers, les enseignants n’avaient que de bons mots pour cette cohorte au grand talent. « Nos finissants sont particulièrement créatifs, ingénieux et sensibles à l’environnement. Je sens que, pour les prochaines cohortes à venir, la préservation de l’environnement dans l’horticulture prendra une plus grande place et il nous fera plaisir de suivre cette tendance », mentionne la paysagiste et enseignante au programme PCHO à l’Institut Véronique Pepin.

De nombreux partenaires ont d’ailleurs contribué à la réalisation de ce projet en attribuant une somme de 35 800 $ en commandite.

Tout un boulot

Bien que pédagogique, le jardin-école a permis aux étudiants de se familiariser avec le marché du travail. À commencer par la gestion d’un chantier sous fond de pandémie. Comme l’explique Andréanne Meunier, finissante du programme PCHO, de nombreuses décisions sur l’emplacement des végétaux et le choix des matériaux ont dû être repensées jusqu’à la toute fin. « La pénurie de matériaux et de main-d’œuvre nous a fait changer nos plans initiaux. On a énormément grandi durant ce parcours et on se sent mieux outillés pour la suite grâce au savoir-faire de nos enseignants », affirme l’étudiante. Le jardin-école des finissants de l’ITAQ est ouvert au public depuis le 13 mai.

Sarah Villemaire

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