19 juillet 2022
Une première exposition pour Julien Cusson
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Julien Cusson dévoile une vingtaine de toiles pour sa toute première exposition, Individus, qui se tient à la bibliothèque Sainte-Rosalie. Photothèque | Le Courrier ©

Lorsqu’il était enfant et qu’il allait emprunter des livres avec ses parents à la bibliothèque, Julien Cusson admirait toujours avec attention les œuvres qui y étaient exposées. Aujourd’hui, à 21 ans, ce sont ses toiles qui se retrouvent sur les murs de la bibliothèque T.-A.-St-Germain alors qu’il présente sa toute première exposition, Individus.

Artiste autodidacte, le Maskoutain propose une vingtaine d’œuvres qu’il a peintes entre 2018 et aujourd’hui. La plupart sont des portraits aux formes atypiques « qui prétendent dévoiler la face cachée des individus », peut-on lire dans la présentation de l’exposition. Quelques œuvres abstraites s’y trouvent aussi. « Je ne peins pas vraiment avec des modèles ou des paysages. C’est vraiment dans ma tête que ça se passe. Je commence et je fais des formes, des personnages et ça donne ce résultat », explique Julien Cusson en pointant certaines de ses toiles lors d’une rencontre avec le journal.

À travers cette exposition, on découvre un jeune artiste qui semble avoir déjà développé une signature bien définie. On le voit par sa façon de jouer avec les formes et les traits qu’il utilise ainsi que dans le choix des couleurs avec une exploration des nuances de gris et l’intégration d’une autre couleur dominante, surtout le rouge.

Il y est arrivé sans même avoir étudié en arts ni même avoir suivi de cours de peinture, à l’exception d’ateliers de dessins suivis vers l’âge de 10 ou 12 ans dans le cadre d’une activité des loisirs.

« J’ai développé ma propre technique », confie celui qui étudie présentement en cinéma à l’Université de Montréal et qui peint dans ses temps libres chez lui.

Au passage, il cite néanmoins certaines influences qui l’ont inspiré pour certaines œuvres, comme Picasso, son « artiste préféré dans la peinture ».

Impulsion créatrice

Pour Julien Cusson, tout part d’une impulsion créatrice lorsqu’une œuvre se met en branle. Sans trop réfléchir, il laisse libre cours à son imagination et la toile se déploie presque d’elle-même. Pour cette raison, il utilise la peinture acrylique pour créer.

« La peinture à l’huile, c’est long à sécher. Mon art est vraiment impulsif, donc il faut que ça sèche tout de suite pour que je puisse continuer à travailler dessus », souligne-t-il.

« Des fois, je découvre mes propres toiles en les regardant par après, ajoute-t-il en riant après s’être attardé à sa toile nommée “Party rouge n.2”. Il y a tellement d’éléments que, des fois, je ne me souviens plus ce que j’ai fait. » D’une certaine manière, Julien Cusson aime même être le spectateur de ses propres œuvres une fois qu’elles sont terminées. « J’aime regarder mes toiles et me demander si c’est vraiment moi qui les ai faites. Et si je me dis que je suis capable de faire mieux, je fais juste continuer de peindre. »

Son exposition Individus est à l’affiche du 18 juillet au 6 août à la bibliothèque T.-A.-St-Germain. Un vernissage se tiendra en compagnie de l’artiste le 23 juillet de 14 h à 17 h.

Maxime Prévost-Durand

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