22 mars 2022
Le Centre de bénévolat à l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement
Une solution divine pour répondre aux besoins de la communauté
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

Le curé Serge Pelletier, la présidente de la fabrique de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, Cécile Baillargeon, le président de la Fondation du bénévolat maskoutain, Stéphane Gagnon, et le président du Centre de bénévolat, Germain Benoit.Photothèque | Le Courrier ©

Ayant une offre d’achat acceptée, le Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe pourrait bien déménager dans l’église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement et son presbytère si les vérifications diligentes présentent des résultats positifs.

Du côté de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, on y voit la possibilité de mettre à niveau le bâtiment tout en y louant le lieu de culte.

Les recherches pour trouver un local assez grand pour y aménager une cuisine pouvant préparer près de 300 repas par jour se sont avérées ardues. La Fondation du bénévolat maskoutain a finalement dû délaisser le centre-ville pour déposer une offre d’achat en vue d’acquérir l’église et le presbytère Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement. Pour relocaliser l’ensemble des services du Centre de bénévolat, une superficie de 12 000 pieds carrés était nécessaire, dont 5000 pieds carrés seulement pour les cuisines.

Le sous-sol de l’église pourrait être aménagé sur plus de 7000 pieds carrés. L’offre a été acceptée par la paroisse. Au cours des prochains 90 jours, la Fondation procédera aux vérifications diligentes préachat.

Si l’entente se concrétise, la Fondation deviendra propriétaire. Dans un premier temps, elle louera le lieu de culte à la paroisse et le sous-sol au Centre de bénévolat. L’objectif est d’être fonctionnel à cet endroit d’ici un an. Après avoir aménagé les cuisines au sous-sol, il est aussi prévu de louer le presbytère au Centre de bénévolat. Il est toutefois trop tôt pour statuer du sort de la Maison Benoit-Benoit.

« La Maison Benoit-Benoit continue d’exister. Pour l’instant, on déménage seulement la production alimentaire. Actuellement, la production alimentaire se fait à l’ancien club de golf La Providence et on reçoit nos bénéficiaires à la Maison Benoit-Benoit. Quand on aura accès au presbytère, on verra quel genre de services on amènera au presbytère et ce qu’on gardera à la Maison Benoit-Benoit », souligne le président du Centre de bénévolat, Germain Benoit.

Le président de la Fondation du bénévolat maskoutain, Stéphane Gagnon, n’a pas voulu dévoiler le montant de l’offre d’achat puisque le processus d’offre est toujours en cours. Il en coûtera environ 1,5 M$ pour aménager les équipements des cuisines et 1,2 M$ pour remettre à niveau l’immeuble sans compter le coût d’achat du bâtiment. Selon le rôle foncier, la valeur du bâtiment et du terrain s’élève à 2 082 100 $.

Un bâtiment qui a besoin d’amour

À la demande de l’évêque, la paroisse a donné le mandat à la firme Nadeau Blondin Lortie d’évaluer le bâtiment l’automne dernier. Les conclusions du rapport étaient déconcertantes et décevantes, raconte la présidente de la fabrique de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, Cécile Baillargeon.

« On avait 1,2 M$ à débourser en 10 ans, en plus de l’entretien régulier. On n’avait pas les moyens de garder ça comme ça. Durant cette même période, la fondation du Centre de bénévolat est venue frapper à notre porte. Cette collaboration était un cadeau du ciel. On a vu l’opportunité d’être partie prenante d’une noble cause qui est essentielle à la population maskoutaine dans le besoin. Ça respectait nos désirs et nos attentes. Notre but était de conserver notre lieu de culte », affirme-t-elle.

La Fondation a tenu une campagne de financement qui ciblait des entreprises. L’initiative a permis de récolter 4,1 M$. Au moment de dévoiler les résultats de la campagne, la Fondation voulait investir 1,2 M$ dans un fonds de capitalisation afin d’assurer la pérennité de l’organisme.

Étant donné la possible transaction et les travaux qui devront être réalisés, M. Gagnon reconnaît qu’il faudra faire éventuellement d’autres campagnes de financement ciblées pour verser un montant substantiel dans le fonds de capitalisation.

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