2 juillet 2019
Zones inondables : consultation le 4 juillet
Par: Le Clairon de Saint-Hyacinthe et région

De petites parcelles de la ville de Saint-Hyacinthe et de huit autres municipalités de la MRC des Maskoutains sont visées par le moratoire qui empêche, jusqu’à nouvel ordre, toute construction et reconstruction dans les zones inondables de récurrence 0-20 ans et dans celles qui ont été inondées en 2017 et 2019 .

Ce moratoire, appelé « effet de gel », a débuté le 17 juin au moment de la publication du projet de décret instituant une « zone d’intervention spéciale » (ZIS) par le gouvernement du Québec, en vertu de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Ce projet fera l’objet de consultations publiques simultanées dans toutes les régions du Québec le jeudi 4 juillet, en soirée. L’une de ces rencontres se déroulera au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, à compter de 19 h ce même jour.

« L’objectif de ces consultations est d’entendre les personnes et les organisations qui désirent s’exprimer à ce sujet », explique succinctement le communiqué du gouvernement.

Saint-Barnabé-Sud, Saint-Damase, Saint-Hugues, Saint-Jude, Saint-Louis, Saint-Marcel-de-Richelieu, Saint-Simon et la ville de Saint-Pie sont les autres municipalités des Maskoutains concernées par le projet de la ZIS. Dans la MRC d’Acton, il y en a quatre : le canton de Roxton, le village de Roxton Falls et la municipalité d’Upton, sur la rivière Noire, ainsi que la ville d’Acton Vale, traversée par la rivière Le Renne.

Dans la MRC des Maskoutains, la cartographie gouvernementale des zones inondables réalisée en 1983 et toujours en vigueur concerne essentiellement la rivière Yamaska et ses débordements dans des affluents, comme un segment de la rivière Salvail, à Saint-Jude, et un autre de la rivière Noire, à Saint-Pie.

Certaines interventions dans les zones visées ont été soustraites à l’effet de gel, également par décret. C’est notamment le cas de l’aménagement de quais, d’abris et de débarcadères sur pilotis, de traverses de cours d’eau par passages à gué, ponceaux et ponts. Notons qu’un grand nombre de cours d’eau n’ont jamais fait l’objet d’une investigation en matière d’inondation. Dans la MRC des Maskoutains, c’est notamment le cas de la majeure partie des rivières Noire et Salvail, signale Matteo Giutsi, le géomaticien de la MRC. L’examen des cartes existantes peut donc s’avérer trompeur.

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