Actualité

Maladie de Lyme
Il faut se méfier de la tique

14 août 2018

Le territoire de Richelieu-Yamaska est officiellement devenu un foyer prolifique de la maladie de Lyme, transmise par une tique infectée.

À preuve, la MRC des Maskoutains se retrouve au sommet des endroits les plus touchés en Montérégie, avec un taux record de victimes au cours des cinq dernières années.

« Malheureusement, la prolifération des tiques évolue rapidement dans les boisés de la Montérégie et il y a davantage de personnes atteintes de la maladie de Lyme. En un an, le nombre de cas a doublé partout dans votre secteur », a affirmé le médecin-conseil de la Direction de la santé publique, François Milord.

Parmi les plus touchés en Montérégie, les Maskoutains semblent être une cible de prédilection des tiques. La Santé publique a répertorié 32 cas de la maladie de Lyme dans le Réseau local de services (RLS) de Richelieu-Yamaska en 2017, contre 16 l’an dernier. En cinq ans, 76 cas ont été décelés dans la région, un sommet pour l’ensemble de la Montérégie. On ne retrouve plus aucun secteur en Montérégie où le risque d’exposition à la maladie est faible, variant de moyen à élevé et endémique. Dans la MRC des Maskoutains, l’ensemble du territoire est exposé à un niveau de risque élevé, à l’exception de quelques municipalités qui atteignent l’échelon supérieur, notamment les villes de Saint-Pie, Saint-Dominique et Saint-Valérien où les cas de la maladie sont les plus récurrents.

« Ce qu’on observe, c’est que la tique est bien installée dans les municipalités aux alentours de Saint-Hyacinthe, tant du côté d’Acton Vale ou de Saint-Dominique, que dans la Haute-Yamaska vers Granby, Bromont et Cowansville. Les résidents de Saint-Hyacinthe vont surtout contracter la maladie en faisant des activités à l’extérieur de la ville », a observé Dr Milord.

Le parc Les Salines, à Saint-Hyacinthe, est d’ailleurs sous surveillance depuis plusieurs années, a-t-il fait savoir. Heureusement pour les amateurs de plein air, aucune population de tique n’y a encore été trouvée.

PRÉVENIR LA TIQUE

Les champs agricoles et ceux dédiés à l’élevage ne sont pas propices au développement des tiques, a souligné le docteur. La tique s’installe généralement dans des forêts de feuillus où on retrouve des rongeurs et des chevreuils. Accrochée à la végétation basse ou aux herbes hautes, elle ne saute pas et ne vole pas. La tique attend plutôt qu’un humain la frôle avant de piquer la peau.

« Les médecins sont très bien outillés maintenant. On le voit d’ailleurs par le fait que les médecins de toute la région posent des diagnostics et font les traitements recommandés, maintient le Dr Milord. Notre travail, c’est aussi de sensibiliser la population pour qu’elle comprenne où les tiques se trouvent, adapte son comportement et sache les moyens à prendre pour prévenir la maladie. »

Depuis un an, un nouveau traitement préventif a fait son entrée pour les personnes infectées par une tique qui peuvent accéder rapidement à des traitements antibiotiques, peu importe le stade de la maladie. Dans plusieurs régions à risque, comme c’est le cas dans la MRC des Maskoutains, les pharmaciens sont désormais en droit de prescrire un antibiotique préventif, après une morsure de tique, pour éviter le développement de la maladie.

SYMPTÔMES DE LA MALADIE DE LYME

Dans le mois suivant la piqûre, les personnes peuvent observer une rougeur à la peau et une lésion unique. Elles ne ressentiront pas de démangeaison ou de douleur. Les symptômes d’infection peuvent se manifester par de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires.

D’un à trois mois après la piqûre, l’infection atteint les articulations, notamment au niveau des genoux. Elle atteint également le système nerveux. La personne peut observer une paralysie faciale, des troubles de la vue et des engourdissements. Elle peut développer une méningite. La maladie peut aussi causer un dérèglement du système cardiaque.

Initiatives et réalisations maskoutaines

14 août 2018

Après les sous noirs et la vente d’objets usagés, Nicola Fraraccio ramasse maintenant les bouchons de bière et les languettes des canettes pour amasser de l’argent pour lutter contre le cancer.

Les bouchons de bière pour combattre le cancer

Après avoir vendu son commerce Pour une 2e vie, Nicola Fraraccio n’a pas pu se contenter de la retraite. L’homme de 78 ans amasse toujours de l’argent pour combattre le cancer. Cette fois, en ramassant des bouchons de bière et des languettes de canettes.

Rien ne freine M. Fraraccio, même s’il doit recueillir 440 bouchons de bière ou 1400 languettes pour aller chercher moins d’un dollar. Il a pourtant déjà convaincu 35 restaurants et bars de la région d’embarquer dans son projet de collecte. Déjà, il peut recueillir de 25 000 à 30 000 languettes dans une semaine. « J’ai fait le tour de la Vallée-du-Richelieu et ils ont accepté de ramasser les bouchons. Tout le monde embarque. Je leur demande seulement de mettre de côté les bouchons ».

Avec tout ce métal, il se rend chez un ferrailleur et il remet l’argent amassé à parts égales aux fondations des hôpitaux Honoré-Mercier et Maisonneuve-Rosemont. Ça prend beaucoup de bouchons, admet-il, mais puisque personne ne le fait à part lui, il a confiance dans le succès de son entreprise. D’ailleurs, il avait été l’un des premiers à se tourner vers la collecte des sous noirs lors de la disparition de la fameuse pièce de cuivre en 2013. M. Fraraccio, avec ses contenants placés un peu partout dans la région, avait collecté plus de 900 000 sous, pour un total de 9000 $ qu’il avait encore une fois remis aux deux fondations.

APRÈS UNE 2E VIE

Pour la publicité, le lettrage de son camion et la création des pamphlets, M. Fraraccio a pigé directement dans ses poches. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que l’homme se dévoue à la cause de la lutte contre le cancer. Lui-même rescapé de cette maladie, l’homme d’affaires s’est lancé corps et âme dans son commerce d’articles usagés Pour une 2e vie, situé à Belœil, afin d’amasser de l’argent pour les deux fondations des hôpitaux; une façon pour lui de remettre au suivant et de remercier le système hospitalier de lui avoir sauvé la vie.

En huit années, c’est près de 120 000 $ qu’il aura remis aux deux fondations avec les recettes de son commerce. D’ailleurs, la directrice générale de la Fondation Maisonneuve-Rosemont, Lucie Drapeau, n’avait eu que de bons mots envers M. Fraraccio au moment de la vente de son commerce, se disant très reconnaissante de son travail. « Il a toujours été très déterminé, dévoué. Il a toujours été transparent. C’est un homme très droit. »

Au moment de présenter son projet au journaliste, il montre fièrement les deux prochains chèques de 9500 $ chacun qu’il va remettre aux deux fondations, soit le fruit de la vente de son commerce à l’entrepreneure Cynthia Denicourt en début d’année.

ENTREPRISE

Nicola Fraraccio invite donc les commerçants et les entreprises de la région à contribuer à son effort de collecte. En plus des bouchons et des languettes, il recueille aussi les fils électriques pour le métal, particulièrement les fils provenant des chantiers, et aussi les attaches de sac à pain, pour amasser de l’argent pour l’achat de fauteuils roulants. L’instigateur du projet cherche aussi des bénévoles pour l’aider dans sa démarche. Pour le moment, il est en mesure, seul, de réaliser environ une dizaine de collectes par jour auprès des entreprises.

En plus de la région de la Vallée-du-Richelieu, M. Fraraccio veut aussi s’attaquer au territoire de Saint-Hyacinthe. Selon lui, la collecte des bouchons et des languettes lui permettra de récolter des sommes aussi importantes qu’avec son ancien commerce à long terme.

Il est possible de joindre Nicola Fraraccio au 514 705-4263 ou au recyclagedelanguettes@hotmail.com.