Actualité

Objectif de 150 000 $
Des boules pour Grand Galop

13 novembre 2018

Le comité de financement du CPS Grand Galop : Nathalie Lapierre, directrice générale, Josiane Robin, Chantal Pelletier, Réjeanne Laprise, Luc Rainville, Stéphanie Fontaine, Michel Beauregard et Nathalie Garcia, adjointe administrative.

Poursuivant sa mission auprès de familles défavorisées du centre-ville de Saint-Hyacinthe, le Centre de pédiatrie sociale Grand Galop (CPS) relève un grand défi cet automne : amasser 150 000 $ par une campagne de financement qui s’avère cruciale pour les enfants vulnérables qu’il prend quotidiennement sous son aile.

Pour atteindre cet objectif, Grand Galop mise sur quelques projets, dont sa vente annuelle de boules de Noël, une activité qui sera relancée le 15 novembre. Le Centre se préparera aussi à tenir sa toute première « soirée casino », un événement qui se tiendra au printemps 2019.

En pédiatrie sociale, seulement le tiers du financement des projets est assuré par le gouvernement, de sorte que les dons de la communauté doivent combler les deux tiers manquants. L’organisme a donc mis sur pied un comité de financement dont Luc Rainville, propriétaire du restaurant Le Chalet, à Douville, a accepté la présidence. « C’est quelque chose que je n’ai jamais fait, mais vous savez, je suis une “grande gueule” et j’ai énormément de contacts. Pour le panneau publicitaire de la campagne par exemple, j’ai fait appel à un chum. Une grande gueule comme moi, c’est pratique! », a lancé M. Rainville au point de presse. Il a ajouté qu’il était même en train de convaincre ses amis concessionnaires automobiles d’effectuer, à l’avenir, un don à Grand Galop pour chaque voiture vendue.

Le CPS, maintenant installé au 959, rue des Cascades, est né en septembre 2015 d’une idée lancée par le conseiller municipal David Bousquet après sa rencontre avec le Dr Gilles Julien, un pionnier en pédiatrie sociale. Depuis son ouverture, Grand Galop a doublé ses effectifs et son équipe compte maintenant huit personnes. Une deuxième pédiatre, Dre Véronique Pépin, vient de se joindre au groupe, au grand bonheur de la Dre Caroline Pedneault, la pédiatre des tout débuts.

« Pour qui sommes-nous ici? Pour les familles qui fréquentent notre Centre et qui vivent une grande précarité économique, dans le cercle vicieux de la misère. Les matins de consultation, beaucoup d’enfants nous arrivent le ventre vide et ils dévorent nos collations, leurs parents aussi, très souvent. Certains de ces enfants se retrouvent un jour à la rue, d’autres voient leurs parents incarcérés », raconte Dre Pedneault, dépeignant ainsi une dure réalité sociale.

Mais elle parle aussi des enfants qui arrivaient au Centre en se cachant dans leurs vêtements et en regardant par terre et qui, aujourd’hui, sourient et ne craignent plus de se confier. « Aussi, grâce aux activités qu’on offre en fin d’après-midi, notre Centre devient de plus en plus un milieu de vie où les enfants viennent jouer et apprendre, seuls ou avec leurs parents, hors du cadre médical », a poursuivi Dre Pedneault.

Elle a expliqué qu’avec l’arrivée de la Dre Pépin, le Centre pourrait prendre en charge beaucoup de nouveaux patients, mais que pour cela, il lui faudrait pouvoir embaucher d’autres travailleuses sociales. Il devient donc impératif pour le Centre d’accroître ses ressources financières, lui qui bénéficie déjà de l’appui de la Fondation du Dr Julien. Actuellement, 144 enfants sont inscrits en pédiatrie à Grand Galop, et le Centre a réalisé à ce jour 1944 interventions de toutes sortes auprès de sa clientèle.

La population peut aussi soutenir le CPS Grand Galop en effectuant des dons en ligne à l’adresse www.grandgalop.ca.

Initiatives et réalisations maskoutaines

13 novembre 2018

Philippe Vézina-Tardif, Michèle Lemelin et Alexis Tremblay, responsables de l’OBNL et du concours Jeunes d’Aujourd’hui, entourent le porte-parole Léo Bureau-Blouin. 

Un concours d’art oratoire pour les jeunes d’aujourd’hui

Notamment sous l’impulsion de l’enseignante Michèle Lemelin, l’École secondaire Saint-Joseph (ÉSSJ) lançait en 2017 son propre concours d’art oratoire appelé Jeunes d’Aujourd’hui. Après deux éditions du concours interne, le désir de l’ouvrir à l’ensemble du Québec s’est fait sentir et a donné naissance à un organisme à but non lucratif qui prépare une première édition du nouveau concours qui aura lieu le 7 avril 2019 au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Dans l’organisation de ce projet, Mme Lemelin est appuyée par trois de ses anciens élèves, Alexis Tremblay, Félix Ledoux et Philippe Vézina-Tardif, qui croient tous aux effets bénéfiques de l’art oratoire sur les jeunes qui deviendront les citoyens de demain. Ensemble, ils ont aussi convaincu l’ancien leader étudiant et politicien Léo Bureau-Blouin de devenir porte-parole de Jeunes d’Aujourd’hui. « Mon but en acceptant est de partager cette passion et de permettre à d’autres personnes de vivre l’expérience de l’art oratoire », affirme-t-il en entrevue.

« Le concours part de Saint-Hyacinthe, mais il a des visées panquébécoises, poursuit M. Bureau-Blouin. Notre but pour cette première édition est d’accueillir 12 participants venant de six écoles à travers le Québec. » Au moment d’écrire ces lignes, trois écoles ont confirmé leur participation au concours : l’ÉSSJ, le Collège Trinité de Saint-Bruno-de-Montarville et le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie de Montréal. D’autres écoles peuvent encore s’inscrire, au plus tard le 30 novembre.

Le concours invite les participants de 4e et 5e secondaire à préparer un texte de 4 à 6 minutes sur un sujet choisi dans une liste qu’ils présenteront devant public dans la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe le 7 avril. Le concours prévoit offrir des prix totalisant 2 000 $ aux participants qui se démarquent le plus lors de la compétition. « Par le passé, le thème de l’environnement a été très populaire. On a remarqué que les textes étaient plutôt sombres et qu’ils montraient une inquiétude face à la société », remarque Mme Lemelin, croyant fermement en l’importance d’enseigner cet art aux jeunes Québécois qui seront mieux outillés pour exprimer leurs opinions en tant que futurs citoyens.

Alexis Tremblay, coach d’art oratoire, se désole que l’art oratoire n’occupe pas plus d’espace dans la formation des jeunes Québécois. « On nous apprend les mots, mais après, on ne nous apprend jamais comment les formuler et on tient pour acquis que les gens savent s’exprimer. L’avant-après d’une personne qui a fait de l’art oratoire est flagrant et sert autant sur une scène que dans la vie de tous les jours, en plus de permettre aux jeunes de découvrir une facette d’eux-mêmes qu’ils ignoraient », insiste-t-il.

L’OBNL Jeunes d’Aujourd’hui a l’intention de planifier différentes activités en lien avec l’art oratoire, mais concentre actuellement ses énergies sur le concours, avouent les organisateurs. Tout de même, le but à long terme est que « Saint-Hyacinthe devienne une des références en matière d’art oratoire au Québec », estime M. Bureau-Blouin.